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Hasfy vs GLPI + RMM : pourquoi bricoler deux outils en 2026 ?

12 min de lecture
Calendrier Hasfy avec les interventions planifiées, reliées à leurs tickets et équipements

Un ticket critique arrive à 17h45 un vendredi. Le client signale une panne serveur, mais votre file de tickets GLPI est noyée sous des demandes de réinitialisation de mot de passe. Pour diagnostiquer, vous devez basculer vers votre outil RMM, noter manuellement les métriques, puis revenir dans GLPI pour mettre à jour le ticket. Entre les deux, une alerte de disque presque plein sur un autre poste passe inaperçue. Ce scénario, répété quotidiennement, n'est pas qu'une perte de temps : c'est un risque opérationnel qui se résout rarement par plus de rigueur, mais plutôt par une structure qui élimine les allers-retours inutiles entre les outils.

Pourquoi les MSP et équipes IT internes s'épuisent avec GLPI + un RMM séparé

La combinaison GLPI + un RMM séparé est souvent choisie par habitude ou par méconnaissance des alternatives tout-en-un. Pourtant, cette approche crée des frictions invisibles qui pèsent sur la productivité et la qualité de service. Trois problèmes structurels émergent systématiquement :

D'abord, la double saisie devient une routine épuisante. Chaque intervention technique nécessite de documenter manuellement les actions dans GLPI après avoir travaillé dans le RMM. Cette étape, souvent oubliée ou bâclée, génère des incohérences entre les deux systèmes. Les techniciens passent en moyenne 15 à 20 minutes par ticket à synchroniser les informations, un temps qui s'accumule rapidement. Pour une équipe de 5 personnes traitant 50 tickets par jour, cela représente plus de 60 heures par mois perdues en tâches administratives répétitives.

Ensuite, les coûts cachés s'accumulent bien au-delà des licences. GLPI en version on-premise demande une infrastructure dédiée et des compétences techniques pour la maintenance, tandis que la version cloud impose des paliers tarifaires complexes. À cela s'ajoute le coût du RMM, qui facture généralement par technicien ou par équipement supervisé. Un MSP avec 10 techniciens peut ainsi voir ses coûts annuels dépasser 10 000 € entre les deux solutions, sans compter le temps perdu à former les équipes sur deux interfaces différentes.

Enfin, les alertes en silo créent des angles morts critiques. Une alerte RMM pour un disque saturé ou un service arrêté ne se transforme pas automatiquement en ticket GLPI. Résultat : les problèmes techniques sont détectés mais pas toujours traités, surtout en dehors des heures ouvrées. Selon une étude Trend Micro, 74 % des organisations ont subi un incident de sécurité directement causé par un actif non géré ou une alerte non suivie. Dans un contexte où 62 % des violations de données impliquent un facteur humain (Verizon DBIR), ces oublis peuvent avoir des conséquences graves.

Ce type de situation illustre parfaitement les limites d'une approche fragmentée.

GLPI + RMM vs Hasfy : le tableau comparatif qui révèle l'essentiel

Voici une comparaison détaillée des deux approches, basée sur les critères décisifs pour les équipes support :

CritèreHasfyGLPI + RMM séparé
Tarification150 €/mois par siège (Early Access)19 €/mois par technicien IT pour GLPI Network Cloud + coût variable pour le RMM (50-200 €/mois par technicien)
IntégrationSupervision + ticketing + inventaire natifs et synchronisésDeux outils distincts, synchronisation manuelle ou via scripts personnalisés
Alertes → TicketsCréation automatique de tickets depuis les alertes avec règles configurablesManuel ou via scripts complexes (nécessite des compétences techniques)
InventaireAgent léger + fiche détaillée par équipement avec historique completInventaire basique (nécessite des plugins pour des fonctionnalités avancées)
Accès distantIntégré (gestion des permissions par rôle)Nécessite un outil tiers avec gestion des licences séparée
Portail clientSous-domaine personnalisable avec accès en lecture seulePossible via plugins (configuration technique complexe)
Mise en placeQuelques heures (SaaS clé en main)Plusieurs jours (GLPI on-premise) à quelques semaines (intégration RMM)
Support techniqueInclus dans l'abonnementSupport limité en version gratuite (communauté) ou payant (GLPI Network)

Les coûts invisibles de la fragmentation des outils

Au-delà des licences, l'approche GLPI + RMM génère des dépenses et des risques souvent sous-estimés :

1. Le temps administratif représente le coût le plus important. Les équipes passent une part significative de leur journée à synchroniser manuellement les données entre les deux outils. Pour un ticket standard, cela peut représenter 10 à 15 minutes de travail supplémentaire. Sur une année, pour une équipe de 5 techniciens traitant 100 tickets par semaine, cela équivaut à plus de 600 heures de travail perdues - soit l'équivalent de 3 mois de travail à temps plein. Ce temps pourrait être consacré à des tâches à plus forte valeur ajoutée comme l'optimisation du parc ou la formation des utilisateurs.

2. La formation et le turnover pèsent lourdement sur les MSP. Chaque nouvel employé doit maîtriser deux interfaces différentes, avec leurs propres logiques et terminologies. Cette courbe d'apprentissage plus longue augmente le turnover, surtout parmi les techniciens juniors qui se sentent submergés par la complexité des outils. Les MSP rapportent que le temps nécessaire pour former un nouveau technicien est multiplié par deux ou trois par rapport à une solution unifiée. Dans un secteur où 67 % des organisations déclarent un manque d'effectifs en cybersécurité (ISC2), cette complexité inutile aggrave la pénurie de compétences.

3. Les risques de sécurité sont amplifiés par les angles morts entre les outils. Les actifs supervisés par le RMM mais non déclarés dans GLPI deviennent des points de vulnérabilité. 47 % des entreprises déclarent avoir des appareils non gérés qui accèdent à leurs systèmes (1Password, 2024). Ces appareils représentent une surface d'attaque majeure, car ils ne bénéficient pas des mêmes politiques de sécurité que le reste du parc. De plus, les alertes techniques non transformées en tickets restent souvent sans suivi, laissant des problèmes critiques non résolus pendant des jours, voire des semaines.

4. L'impact sur la satisfaction client est souvent négligé. Les clients finaux perçoivent les incohérences entre les outils : un ticket marqué comme résolu dans GLPI alors que le problème persiste selon le RMM, ou des délais de réponse allongés par les allers-retours entre les systèmes. 49 % des employés déclarent perdre entre 1 et 5 heures de productivité par semaine à cause de problèmes informatiques (Unisys, 2023). Ces frustrations se traduisent par une baisse de la satisfaction client et, pour les MSP, par un risque accru de perte de contrats.

Comment Hasfy résout ces problèmes (sans tout réinventer)

Hasfy ne se contente pas de regrouper les fonctionnalités de GLPI et d'un RMM : il les optimise pour éliminer les frictions qui pénalisent les équipes support au quotidien.

1. Un seul agent pour tout superviser : L'agent Hasfy, léger et multiplateforme, remonte en continu les métriques clés (CPU, RAM, disque, réseau) et crée automatiquement des tickets en cas d'anomalie. Plus besoin de basculer entre deux interfaces pour diagnostiquer un problème. L'agent est conçu pour être non intrusif : il utilise environ 50-80 Mo de RAM et une fraction de CPU, ce qui le rend adapté même aux postes les plus anciens. La configuration se fait en quelques clics, et l'installation peut être automatisée via script pour les grands parcs.

2. Des automatisations qui éliminent les tâches répétitives : Hasfy propose des règles prédéfinies qui transforment les alertes en tickets prioritaires. Par exemple :

  • Un disque dur atteignant un seuil critique (configurable) génère automatiquement un ticket avec une priorité élevée et un SLA strict.
  • Un service système arrêté crée un ticket avec les étapes de résolution suggérées.
  • Une déconnexion prolongée de l'agent déclenche une alerte pour vérification.

Ces automatisations réduisent considérablement le temps passé sur les tickets récurrents. Les équipes rapportent une diminution significative des interventions manuelles pour des problèmes comme les réinitialisations de mot de passe ou les alertes de disque plein. Le système permet également de configurer des escalades automatiques en cas de non-résolution dans les délais impartis.

3. Un portail client qui réduit les demandes de statut : Le portail client de Hasfy offre une visibilité en temps réel sur les équipements, les tickets et les SLA. Les clients peuvent consulter l'état de leurs demandes sans avoir à contacter le support, ce qui réduit les interruptions pour les équipes techniques. Le portail est personnalisable avec le logo et les couleurs de l'entreprise, et peut être hébergé sur un sous-domaine dédié (ex : support.votreentreprise.fr). Cette transparence améliore la satisfaction client tout en libérant du temps pour les techniciens.

4. Une tarification simple et prévisible : Avec un tarif unique de 150 €/mois par siège (Early Access), Hasfy évite les mauvaises surprises des modèles tarifaires complexes. Chaque siège débloque automatiquement 250 comptes utilisateurs gratuits, ce qui couvre largement les besoins de la plupart des organisations. Contrairement à GLPI + RMM, où les coûts augmentent avec le nombre d'agents et d'équipements supervisés, Hasfy offre une visibilité totale sur les dépenses. Les MSP apprécient particulièrement cette prévisibilité, qui facilite la facturation à leurs propres clients.

5. Des tableaux de bord qui transforment les données en actions : Hasfy propose des tableaux de bord personnalisables qui donnent une vue d'ensemble du parc et de l'activité du support. Les KPIs clés sont affichés en temps réel :

  • Score de santé du parc (0-100) basé sur les alertes actives.
  • Temps moyen de première réponse et de résolution.
  • Taux de respect des SLA.
  • Top des équipements les plus problématiques.

Ces indicateurs permettent aux responsables IT de prendre des décisions éclairées, comme l'ajout de ressources sur un site particulier ou la mise à jour d'un parc vieillissant. Les rapports peuvent être générés automatiquement et envoyés par email, ce qui facilite le reporting aux directions métiers.

Quand GLPI + RMM reste-t-il une option viable ?

Malgré ses limites, la combinaison GLPI + RMM peut encore convenir dans certains cas spécifiques :

1. Pour les très petits budgets : Si vous utilisez GLPI en version open source (gratuit) et un RMM basique avec un nombre limité d'équipements, le coût initial peut être attractif. Cependant, cette approche nécessite des compétences techniques internes pour la maintenance et l'intégration des deux outils. Les économies réalisées sur les licences sont souvent compensées par le temps passé à gérer les incohérences entre les systèmes.

2. Pour les besoins très spécifiques : GLPI propose une marketplace de plugins qui peut répondre à des besoins très particuliers (ex : gestion avancée des contrats, intégration avec des outils métiers spécifiques). Si votre workflow dépend d'un plugin non disponible ailleurs, la migration vers une solution unifiée peut être complexe. Cependant, il est important de noter que ces cas restent marginaux et que la plupart des fonctionnalités avancées de GLPI sont désormais disponibles nativement dans des solutions comme Hasfy.

3. Pour les organisations avec des contraintes réglementaires strictes : Certaines entreprises, notamment dans les secteurs réglementés, peuvent avoir des exigences spécifiques en matière d'hébergement ou de souveraineté des données. GLPI en version on-premise offre un contrôle total sur l'infrastructure, ce qui peut être un avantage dans ces contextes. Cependant, Hasfy répond également à ces enjeux avec un hébergement en France (OVHcloud) et des garanties de conformité RGPD.

Même dans ces cas, le gain de temps et la réduction des risques avec une solution unifiée justifient souvent l'investissement. Les retours d'expérience montrent que les organisations qui migrent vers Hasfy réduisent significativement leur charge administrative et améliorent leur réactivité.

Le vrai coût de la complexité : au-delà des chiffres

La fragmentation des outils IT ne se mesure pas seulement en euros ou en heures perdues. Elle a des conséquences plus profondes sur la façon dont les équipes travaillent et sur la qualité du service rendu.

1. L'impact sur la culture d'équipe : Quand les techniciens passent plus de temps à gérer les outils qu'à résoudre les problèmes, la frustration s'installe. Les équipes support, déjà sous pression, voient leur travail réduit à des tâches administratives plutôt qu'à de la résolution technique. Cette démotivation se traduit par un turnover accru et une difficulté à attirer de nouveaux talents. Dans un secteur où 67 % des organisations déclarent un manque de compétences (ISC2), cette perte de sens aggrave la pénurie.

2. La réactivité face aux incidents : Dans un contexte où le coût horaire d'une interruption dépasse 300 000 $ pour 90 % des moyennes et grandes entreprises (ITIC), chaque minute compte. Les allers-retours entre GLPI et le RMM allongent les temps de résolution, surtout pour les incidents critiques. Une étude Ponemon Institute révèle que 58 % des organisations touchées par une cyberattaque ont dû interrompre totalement leur activité, avec une interruption moyenne de 37 heures. Dans ces situations, une solution unifiée comme Hasfy permet de gagner un temps précieux.

3. La relation client : Les clients finaux perçoivent rapidement les incohérences entre les outils. Un ticket marqué comme résolu alors que le problème persiste, ou un délai de réponse allongé par des processus manuels, dégradent la confiance. Pour les MSP, cela se traduit par un risque accru de perte de contrats. À l'inverse, une solution unifiée permet d'offrir une expérience client plus fluide et transparente, avec un portail dédié et des mises à jour en temps réel.

4. L'innovation freinée : Quand les équipes passent l'essentiel de leur temps à maintenir un système fragmenté, elles n'ont plus la capacité d'innover. Les projets d'optimisation du parc, de migration vers le cloud ou d'amélioration de la cybersécurité sont constamment repoussés. Une solution unifiée libère du temps pour ces initiatives stratégiques, qui peuvent avoir un impact bien plus important que la simple résolution de tickets.

Hasfy ne se contente pas de simplifier la gestion du parc informatique. Il transforme cette gestion en un levier de performance, où chaque alerte est traitée rapidement et chaque ticket est résolu avec les bonnes informations. Pour les MSP et les équipes IT internes, c'est l'opportunité de passer moins de temps à gérer les outils, et plus de temps à créer de la valeur.

Sources

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